Perdre son emploi est souvent synonyme de période de précarité ; c’est à ce moment qu’interviennent les allocations chômage. Après l’inscription à France Travail, anciennement appelé Pôle Emploi, il faut respecter certains délais avant d’obtenir le premier paiement. Le délai de carence de 7 jours n’est que la première étape : certains cas de congés payés ou d’indemnités peuvent allonger cette période. Dans cet article, on vous guide sur toutes les différentes étapes à respecter et comment déterminer la date à laquelle vous pourrez commencer à percevoir vos indemnités.
Le délai légal de carence : 7 jours incompressibles
À partir du moment où vous vous inscrivez en tant que demandeur d’emploi sur France Travail, vous disposez d’un délai légal de carence de 7 jours avant de percevoir un quelconque versement d’allocation chômage.
Ce délai de 7 jours est incompressible ; il s’applique à tous les dossiers et on ne peut le facturer plus d’une fois sur une période de 12 mois. Par conséquent, même si vous avez besoin de fonds en urgence, vous devrez patienter pendant au moins une semaine avant de percevoir votre première allocation. C’est la raison pour laquelle il est conseillé de déposer sa demande au plus tôt, pratiquement le lendemain de la fin de votre contrat.
Les différés d’indemnisation en cas de congés payés et d’indemnités supplémentaires
Après le délai de carence mentionné plus haut, la date du premier versement peut être repoussée s’il existe des différés d’indemnisation. En matière de congés payés, le différé s’applique lorsque votre employeur vous reverse une indemnité de congés payés après votre contrat. Ici, on divise le montant de l’indemnité par le salaire journalier de référence : le résultat est exprimé en jours supplémentaires de carence et est plafonné à 30 jours depuis Avril 2020.
Il y a également un deuxième référé qui peut s’appliquer, plus spécifique : c’est lorsque vous avez perçu des indemnités supra légales au moment du départ (surtout dans les cas de licenciement, de transaction ou de rupture conventionnelle). Pour évaluer ce différé, on divise les indemnités par 109,6 et le maximum légal est fixé à 150 jours calendaires.

Réduire le délai et anticiper la situation : quelques conseils pratiques
Pour limiter ces délais, il est crucial d’adopter certaines bonnes pratiques. Pour commencer, inscrivez-vous tôt : idéalement, au lendemain de la fin de votre contrat. Vous n’avez pas besoin d’attendre la totalité des documents ; cela vous permettra de commencer à courir les 7 jours de carence le pus tôt possible.
Ensuite, si vous souhaitez réduire le différé de congés, vous pouvez solder vos congés payés avant la fin de votre contrat. Dans le cas où l’indemnité vous correspondant est incluse dans votre dossier, cela se transformera en nombre de jours à attendre. Aussi, relativement aux indemnités supra-légales, vous ne pouvez que négocier dans la mesure du possible soit leur montant, soit leur calendrier de versement.
Enfin, bien que les délais puissent être source d’inquiétude, sachez que vos droits à indemnisation resteront intacts. Le décalage en matière de délai ne modifiera ni le montant qui sera versé, ni la durée globale de votre indemnisation.

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